Club des pêcheurs à la mouche

 

 

Histoire LA PECHE A LA MOUCHE AU TRAVERS DES AGES

La première description écrite de pêche à la mouche se trouve dans le Natura Animalium, où Claude Élien (200 ap. J.-C.) décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des « poissons tachetés » (probablement des truites fario) à l'aide d'hameçons recouverts de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater qu'au xxie siècle,c'est la même technique, pratiquement inchangée, qui permet aux « moucheurs » de leurrer des truites en imitant par exemple Ecdyonurus venosus (éphémère rougeâtre de la famille des Heptagéniidés).


C'est au 15ème siècle qu'apparaît , à Westminster, le premier traité sur la pêche en eau douce "Treatyse of Fyshynge with an Angle" attribué à Dame Julyana Berners. Dans ce livre est mentionnée, pour la première fois, l'utilisation de mouches artificielles. C'est au xviie siècle que la littérature consacrée à la pêche à la mouche commence à s'étoffer vraiment, notamment avec les remarquables apports de Charles Cotton et de Izaak Walton. Pratiquée depuis très longtemps dans nos contrées, souvent avec un matériel rudimentaire et des mouches du terroir, fruits de l' observation et de la connaissance du milieu aquatique, la pêche à la mouche un moment oubliée est devenue, aujourd'hui, plaisir, sport et passion.

C'est avec ravissement que nous redécouvrons ce patrimoine et les superbes modèles de mouches que nous ont légués nos anciens.

 

Traité général des pesches... - Duhamel du Monceau, Henri Louis


Les cannes à mouches. Quelles actions de canne à mouche choisir ?

 
Légères et fabriquées le plus souvent à base de carbone, les cannes du marché offrent un large choix et sont accessibles à tous les budgets. Déclinées en deux, trois,quatre ou cinq brins, elles sont généralement pourvues d'anneaux serpentiformes chromés ou, plus rarement, d'anneaux mono-patte. Leur poignée, en forme de demi-cigare ou de cigare, est réalisée en liège et équipée d'un porte-moulinet.
Les cannes se caractérisent par leur puissance . Tout en conservant une grande précision dans le poser de la mouche, elles transmettent à la soie l'énergie emmagasinée lors de la phase du lancer. Leur action diffère selon leur construction et les matériaux utilisés; celle-ci peut être de type parabolique, de pointe ou rapide. Le poids de la soie à propulser permet de déterminer la puissance de la canne. Pour pêcher "confortablement", on veillera, tout particulièrement, à bien équilibrer l'ensemble que composent la canne, la soie et le moulinet.

D’une action parabolique, semi-parabolique, rapide ou même extra-rapide, la canne ne réagira pas du tout pareil lors du lancer. Chaque action peut plaire ou déplaire à un pêcheur, il n’y a pas de « bonne action » ou de « mauvaise action ». Chaque pêcheur possède des exigences différentes, certains souhaitent une canne douce qui permet de bien ressentir le mouvement de la soie, d’autres souhaitent une canne réactive et puissante capable de traverser la rivière en 3 faux lancers. Bien que la canne idéale n’existe pas, le carbone moderne offre de très bons compromis. Les actions « rapides » et « extra-rapides » deviennent de plus en plus courantes et adaptées aux techniques modernes, telles que la nymphe à vue qui nécessite souvent une rapidité d’action et une grande réactivité.

A chacun de juger le type d’action qui lui convient et correspond à ses attentes, mais je pense qu’il est bon de garder à l’esprit que c’est au pêcheur de s’adapter à l’action de sa canne à mouche et non l’inverse.

 


Les Soies . autrefois naturelles et maintenant .......

en cour d'écriture.


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